I. B. Londres, ville mondiale

  • Fondée dans l’Antiquité par les Romains (Londinium), Londres a profité de sa position privilégiée (port fluvial sur la Tamise) et de la puissance du Royaume-Uni pour devenir la première ville mondiale au XIXe siècle, capitale politique d’un vaste empire colonial et grand centre financier et industriel.

    Touchée par la désindustrialisation et la concurrence urbaine mondiale, la capitale britannique est devenue une véritable métropole de rang international après vingt ans de restructurations :

    25e population urbaine mondiale : 8,7 millions d’habitants en 2015 (12,3 dans l’aire urbaine) ;

    5e Produit urbain brut : 565 milliards de dollars en 2008 (équivalent à la Suède, la Pologne, plus que la Belgique, 4 fois le PIB de l’Algérie) ;

    1ère place financière mondiale ;

    sièges sociaux de 23 des 500 plus grandes FTN mondiales (Kingfisher = bricolage ; Lee Cooper).

    Les JO de Londres de 2012 et le Brexit constituent pour la ville à la fois les marqueurs de son rayonnement et de son attractivité comme des défis à relever pour rester une « ville globale » (Saskia SASSEN).

     

    I] LONDRES, UNE MÉTROPOLE MONDIALE

    ♦ Londres est d’abord un centre économique et financier mondial. Le quartier d’affaires de la City, au bord de la Tamise, est la capitale mondiale de la finance. Les plus grandes banques, assurances et société financières européennes y ont leur siège, et tous les géants mondiaux du secteur y ont au minimum une antenne. Au cœur de la City, le London Stock Exchange, première bourse européenne, attire des investisseurs du monde entier. Un nouveau quartier d’affaire, Canary Wharf, spécialisé dans la banque et l’édition, est en plein essor à l’est de la City. Développé à partir des années 1980, on y trouve 3 des plus hauts gratte-ciels du pays : One Canada Square, 8 Canada Square et 25 Canada Square.

    ♦ C’est un centre du pouvoir politique (Buckingham Palace, résidence officielle des souverains britanniques depuis 1762 ; Palais de Westminster) et international (en plus de ses nombreuses ambassades, Londres abrite la Banque européenne pour la reconstruction et le développement).

    ♦ On y trouve par ailleurs des infrastructures de transport de dimension internationale : six aéroports (dont Heathrow, quatrième hub aéroportuaire mondial) et une gare LGV (Saint-Pancras International, mise en service en 1868 : 20 millions de voyageurs par an).

    ♦ Londres est aussi une capitale culturelle mondiale (Picadilly Circus et ses théâtres, le British Museum ou la Tate Modern) qui possède des universités et écoles prestigieuses (University of London, Oxford, Cambridge). On peut aussi mentionner les stades et infrastructures sportives supérieures (Wembley, Wimbledon) dynamisées par les Jeux olympiques de 2012.

     

    II] UN RAYONNEMENT A PLUSIEURS ÉCHELLES

    A l’échelle mondiale, Londres constitue la première place financière mondiale (la City), concentrant et polarisant de nombreux flux de capitaux. La métropole attire de nombreux migrants (il y a 1,6 millions d’étrangers à Londres) et 20 millions de touristes par an, notamment grâce à sa desserte aéroportuaire.

    A l’échelle européenne, Londres doit faire face à la concurrence des autres métropoles. Bien intégrée au sein de la mégalopole européenne (la « dorsale » ou « banane bleue »), elle constitue le premier centre d’affaires continental et possède la premier aéroport d’Europe (Heathrow).

    A l’échelle du Royaume-Uni, Londres prend la tête du réseau urbain macrocéphalique britannique et exerce une forte influence sur les villes secondaires de son espace proche, transférant nombre d’activités technologiques, logistiques et portuaires en périphérie.

     

    III] UNE MÉTROPOLE EN MUTATIONS

    ♦ La City (qui emploie 350 000 personnes, dont 63 % dans la finance et l’assurance) a vu son dynamisme se restreindre avec les crises financières récentes (2007 par exemple), la concurrence des villes asiatiques (Singapour, Shanghai) et le Brexit (2006). Depuis une dizaine d’années, on remarque un glissement géographique de ses activités vers l’Est en direction des anciens Docks de la Tamise (Quartier de Canary Wharf).

    Comme de nombreuses villes occidentales, Londres est une métropole desserrée touchée par une fragmentation fonctionnelle (les « fonctions » sont distinctes dans l’espace). Surtout, une ségrégation sociale et ethnique (cf. émeutes de 2011) s’ajoute à la fragmentation socio-spatiale. La population provenant du Bangladesh se concentre par exemple dans le quartier de Spital Fields. 300 langues sont parlées à Londres par des dizaines de communautés. Un phénomène de gentrification (« boboisation ») se développe en outre dans le centre.

    ♦ Le développement durable constitue donc un défi majeur. Pour le géographe Manuel APPERT, Londres est confrontée à trois gros problèmes : 1. congestion (particulièrement à l’ouest, dans le Western Crescent) ; 2. pollution (le niveau de pollution en particules fines est de 3 points au-dessus de la limite recommandée par l’OMS et l’Europe) ; 3. trop de consommation d’espaces (les espaces verts perdent en superficie). Plusieurs solutions ont été développées, avec des résultats différenciés : péage urbain (depuis 2003) ; valorisation des transports en commun et des modes de transport doux (vélo) ; développement des villes nouvelles en périphérie (Crawley, Harlow) ; requalification des friches et du site olympique (Stratford) ; éco-quartiers (BedZed)…

     

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  • Le classement des villes mondiales en 2015


    Géographie Term L, ES, S, Belin, coll. S. BOURGEAT, C. BRAS, 2016, p. 116.

  • Spécialisation et rayonnement de New York à l’échelle mondiale


    Géographie Term ES/L, Hachette, 2016, p. 119.

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