Terminale ES/L > Le cours d’histoire > II. 1. Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1875

II. 1. Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1875

  • I] NAISSANCE ET AFFIRMATION DU SOCIALISME : LE MOUVEMENT OUVRIER DANS L’EMPIRE ALLEMAND (1875-1918)

    A) Le mouvement ouvrier s’organise aux niveaux politique et syndical dans les années 1870
    -Dans les années 1870, l’Allemagne est une puissance industrielle en Europe
    -Le Congrès de Gotha (1875) : la création du premier parti socialiste unifié d’Europe

    B) De l’interdiction au parti de masse
    -Le socialisme, « ennemi du Reich » sous BISMARCK
    -La fondation du SPD (1891)
    -L’Allemagne touchée par d’importantes luttes sociales au début du XXe siècle

    C) Le mouvement ouvrier en débat : révolution ou réformisme ?
    -Le « révisionnisme » (réformisme) d’Eduard BERNSTEIN
    -Rosa LUXEMBURG et le choix de la révolution
    -Le mouvement ouvrier allemand à la veille de la Première Guerre mondiale

     

    II] LA CRISE DU MOUVEMENT OUVRIER (1918-1945)

    A) La révolution spartakiste et la division du mouvement ouvrier
    -Une révolution et deux républiques
    -Une révolution matée par le SPD
    -Les syndicats reconnus par le patronat

    B) Le triomphe de la social-démocratie sous la République de Weimar (années 1920)
    -Le SPD, principal parti de gouvernement
    -La division politique et syndicale du mouvement ouvrier
    -Quelles solutions face aux crises des années 1920-1930 ?

    C) Nazisme et mouvement ouvrier
    -SPD et KPD, cibles du régime nazi
    -La récupération du mouvement ouvrier par les nazis
    -La difficile opposition des socialistes à HITLER

     

    III] LE MOUVEMENT OUVRIER FACE AUX DÉFIS DE LA DIVISION ALLEMANDE ET DE LA TERTIARISATION

    A) A l’Est, la reconstruction du mouvement ouvrier sur le modèle soviétique
    -Espoirs et désillusions au début de la guerre froide
    -Un totalitarisme social : le projet de transformation socialiste
    -Faillite du système et montée des mouvements sociaux dans les années 1980

    B) A l’Ouest, le choix de la démocratie et de l’économie de marché
    -La conversion du SPD au social-libéralisme (1959)
    -Willy BRANDT porte le SPD au pouvoir (1969)
    -Le SPD traverse une crise d’identité sous Helmut SCHMIDT

    C) La réorganisation du mouvement ouvrier après la réunification allemande
    -La réunification bouleverse la vie politique et syndicale
    -SCHRÖDER et les contradictions du SPD
    -Panorama des gauches allemandes aujourd’hui

  • LEXIQUE

    Cogestion/codétermination (Mitbestimmung) :

    Système de direction d’entreprise dans lequel les représentants du personnel exercent, conjointement avec les représentants du capital, la gestion de l’entreprise (au sein du conseil de surveillance surtout).

    Si l’idée de cogestion émerge au XIXe siècle, son application date de la République de Weimar (la nouvelle république inscrit dans sa constitution le principe de la participation des salariés à la gestion) et, surtout, en RFA, de l’après-Seconde Guerre mondiale (lois de 1952 et 1976).

    Collectivisation :

    Mise en commun des moyens de production et d’échange, sous le contrôle de l’Etat.

    Communisme :

    Idéologie politique qui vise à instaurer une société sans classes, sans État et sans propriété privée (au profit de la mise en commun des moyens de production). Pour MARX, le communisme constitue la « phase ultime » du socialisme (lequel a succédé au capitalisme). Progressivement, le terme va désigner des régimes inspirés des idées marxistes (dans la Russie dirigée par LENINE après 1917) et, surtout, des partis dits « communistes », considérés comme les seuls représentants du mouvement ouvrier, s’opposant aux partis socialistes.

    En fait, les premières conceptions « communistes » apparaissent chez PLATON, en Occident (Ve siècle av. J-C) et chez MENCIUS, en Chine (IVe siècle av. J-C). La doctrine est développée, en France, par Gracchus BABEUF (XVIIIe siècle) puis, chez nombre d’auteurs, au XIXe siècle (Flora TRISTAN, Pierre LEROUX, Wilhelm WEITLING).

    Économie sociale de marché :

    Modèle économique inspiré de l’ordolibéralisme et développé en Allemagne de l’ouest à partir de 1948 par la CDU (par le futur ministre de l’Économie Ludwig ERHARD notamment) qui vise à concilier l’économie de marché (libéralisme économique, capitalisme) avec un souci de justice sociale, l’État devant garantir l’ordre économique et social.

    État-providence (Sozialstaat) :

    Système dans lequel l’État intervient activement dans les domaines économiques et sociaux pour assurer des prestations aux citoyens afin de les protéger contre divers aléas. On distingue plusieurs formes d’État-providence : assurantiel (modèle allemand : les entreprises et salariés versent des cotisations pour pallier aux risques du travail), assistanciel (sur le modèle britannique, il est financé par l’impôt) ou global (modèle français, mêlant les deux précédents).

    Grande coalition :

    Formule d’union nationale qui voit des partis, traditionnellement opposés politiquement (le SPD à gauche et la CDU à droite par exemple), gouverner ensemble en l’absence d’une autre majorité possible à l’Assemblée (Bundestag).

    Internationalisme :

    Doctrine qui prône la solidarité, l’union internationale des peuples par-delà les frontières et les intérêts nationaux. Le mouvement internationaliste naît au XIXe siècle, dans le cadre du mouvement ouvrier. L’Association internationale des travailleurs est ainsi fondée à Londres en 1864 par MARX avec pour devise : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! ». Elle est dissoute en 1876 (en raison des divisions entre anarchistes et socialistes) puis refondée en 1889 à Paris (IIe Internationale) pour organiser la coopération entre les différents partis socialistes d’Europe.

    Marxisme :

    Ensemble des conceptions philosophiques, économiques, sociales et politiques de Karl MARX et de Friedrich ENGELS, exprimées dans le Manifeste du Parti communiste (1848) et dans le Capital (1867) : la lutte des classes est le moteur de l’histoire ; l’horizon du communisme par la révolution socialiste ; l’antagonisme de classe, etc.

    Mouvement ouvrier :

    Ensemble des mouvements organisés (en particulier les syndicats et les partis politiques) qui, depuis l’époque industrielle, cherchent à améliorer les conditions d’existence des ouvriers et les défendant.

    Réformistes (socialistes) :

    Au sein des partis et syndicats ouvriers, ils prônent l’action parlementaire pour améliorer par des réformes le sort de la classe ouvrière et faire, ainsi, triompher les idées socialistes.

    Le terme « réformiste » (reformistische Sozialismus) a d’abord été employé de manière péjorative par les communistes pour fustiger les traitres socialistes ayant abandonné les idéaux révolutionnaires. En outre, MARX a pu soutenir l’action politique légale afin de préparer le prolétariat à la révolution.

    Révisionnisme (Revisionismus) :

    Doctrine formulée par Eduard BERNSTEIN et plusieurs membres du SPD en 1896-1899. Il s’agit de s’écarter des thèses les plus radicales du marxisme pour adopter un socialisme réformiste.

    Révolutionnaires (socialistes) :

    Frange du mouvement ouvrier (socialistes politiques ou syndicaux) qui insiste sur la nécessité de renverser, par la force (révolution), l’État bourgeois pour abolir le capitalisme et faire triompher les idées socialistes.

    Socialisme :

    Ce concept désigne à la fois un corps de doctrines et d’idées (aspiration à la réduction des inégalités, à une plus grande justice sociale) et des mouvements politiques (alternatives au capitalisme et au libéralisme). Plus qu’à la liberté, l’importance est donnée par les socialistes à l’égalité, à la justice et à la raison : on ne peut créer une société plus juste et plus égalitaire sans « raison ». Le rôle de l’État est, pour cela, important.

    Qui plus est, le socialisme renvoie à une triple protestation marquant un rejet du libéralisme : une protestation morale (refus des inégalités et des souffrances individuelles que le libéralisme accepte), une protestation économique (rejet ferme de la doctrine libérale qui consiste à croire que la société se régule d’elle-même en application des lois du marché) et protestation politique (lutte contre les dérives de la période post-révolutionnaire).

    L’origine de la notion est débattue. En 1766, le moine Ferdinand FACCHINCI désigne par le terme socialismo la doctrine de ceux qui croient à l’origine contractuelle d’une société d’hommes libres et égaux. Le mot se diffuse en tout cas dans les années 1830 en France, au Royaume-Uni et en Allemagne puis, de façon plus importante, au cours du Printemps des peuples (1848).

    Social-démocratie :

    Courant du socialisme, développé dans les pays germaniques et scandinaves, qui privilégie la concertation et les réformes plutôt que les luttes. Il suppose généralement une coopération entre les structures politiques (parti) et les structures sociales (syndicats) qui encadrent les ouvriers. La notion de « social-démocrate » s’est, en fait, imposée pour qualifier la tendance réformiste du socialisme, face à la frange révolutionnaire que l’on nommera « les communistes ».

    Dans Le socialisme en France et en Europe (1992), l’historien Michel WINOCK considère la social-démocratie comme « une contre-société ouverte fondée sur un profond enracinement dans la classe laborieuse, lequel s’opère grâce à l’alliance, l’osmose ou simplement l’articulation entre parti et syndicat ».

    Social-libéralisme :

    Développée au XIXe siècle dans les pays anglo-saxons et les pays scandinaves puis appliqué à la fin du XXe siècle dans des formations de gauche (Tony BLAIR au Royaume-Uni, Gerhard SCHRÖDER en Allemagne), le social-libéralisme vise à favoriser le libéralisme au sein de l’économie et de la société tout en laissant à l’État le soin d’éviter certains effets négatifs (pour des raisons de justice sociale par exemple).

    Spartakistes :

    Mouvement fondé en 1916 par Rosa LUXEMBURG et Karl LIEBKNECHT sous la forme d’une ligue – la Ligue spartakiste (Spartakusbund), d’abord au sein du SPD puis de l’USPD. Tirant son nom de SPARTACUS, meneur de la plus grande rébellion d’esclaves de la République romaine (73-71 av. J-C), le mouvement appelle à la révolution, constituera la base du KPD (décembre 1918) et se dissoudra progressivement après la mort de ses deux chefs en janvier 1919.

    Stasi :

    Abréviation (de Staatssicherheit) désignant, en RDA, le ministère de la Sécurité d’État (Ministerium für Staatssicherheit) et, plus précisément, les services de police politique chargés de renseigner l’appareil d’Etat en espionnant la population pour y traquer de potentiels opposants.

    Syndicalisme :

    Mouvement social, économique et politique formé par l’ensemble des syndicats dont l’objectif est de regrouper les personnes exerçant une même profession ou appartenant à une branche d’activité similaire, en vue de défendre leurs intérêts.

    Syndicats libres :

    Nom donné en Allemagne (freie Gewerkschaften) aux syndicats proches des socialistes à la fin du XIXe siècle, par opposition aux syndicats chrétiens (proches du Zentrum) et aux syndicats libéraux (liés au patronat et sous l’égide de Max HIRSCH).

    CHRONOLOGIE

    Février 1848 :

    Publication du Manifeste du Parti communiste rédigé par MARX et ENGELS à la demande de la Ligue des communistes (ancienne Ligue des justes), fondée par des ouvriers allemands à Paris en 1836.

    Mars 1848 :

    Début du « printemps des peuples en Allemagne », mouvement de révolte libérale aux motivations également sociales.

    23 mai 1863 :

    L’Union générale des travailleurs allemands (ADAV : Allgemeiner Deutscher Arbeiterverein) est fondée par Ferdinand LASSALLE. Inspiré par MARX, il souhaite améliorer les conditions de vie des ouvriers par des réformes législatives, en participant ainsi aux débats parlementaires.

    18 janvier 1871 :

    Proclamation de l’Empire allemand (IIe Reich) au terme de la guerre franco-prussienne, parachevant le processus d’unification allemand entamé depuis une quinzaine d’années. GUILLAUME Ier, roi de Prusse, est proclamé empereur par les princes allemands.

    22 mai 1875 :

    Congrès de Gotha : unification des différentes structures politiques socialistes au sein du Parti socialiste des ouvriers allemands (SAP). La tendance réformiste de l’ADAV l’emporte sur les velléités révolutionnaires d’autres structures comme le Parti social-démocrate des ouvriers (SDAP).

    21 octobre 1878 :

    Promulgation des lois antisocialistes du chancelier BISMARCK, prorogées jusqu’en septembre 1890. Les lois interdisent les organisations socialistes et sociales-démocrates (partis, syndicats), ainsi que toutes leurs activités au sein de l’Empire allemand.

    1883-1889 :

    Vote des lois sociales proposées par BISMARCK pour substituer l’Etat aux organisations ouvrières (lois sur l’assurance maladie en 1883, lois sur les accidents du travail en 1884, lois instaurant une assurance vieillesse et invalidité en 1889).

    20 octobre 1891 :

    Congrès d’Erfurt et fondation du SPD (Parti social-démocrate) qui adopte, après l’abrogation des lois antisocialistes, un programme plus proche du marxisme.

    14 mars 1892 :

    Fondation de la première confédération syndicale allemande (Generalkommission der Gewerkschaften Deutschlands), réunissant 57 organisations représentant environ 2,5 millions d’adhérents.

    1902 :

    Premières conventions collectives en Allemagne.

    Septembre 1905 :

    Grèves massives (mineurs de la Ruhr par exemple) et manifestations de rue. Le SPD rejette l’appel lancé par August BEBEL en faveur d’une grève générale insurrectionnelle.

    1er août 1914 :

    Début de la Première Guerre mondiale qui mobilisera plus de 870 000 hommes. L’année 1914 coïncide aussi avec d’importants mouvements de grève dans les chantiers navals.

    Août 1914 :

    Création du groupe « Internationale » au sein du SPD, porté par Rosa LUXEMBURG et Karl LIEBKNECHT et opposé au vote par les sociaux-démocrates des crédits militaires. Le groupe prendra le nom de « Ligue spartakiste » à partir de 1915.

    Avril 1917 :

    Les spartakistes, exclus fin 1916 pour avoir refusé à plusieurs reprises de voter les crédits militaires pour la guerre, fondent le Parti social-démocrate indépendant d’Allemagne (USPD : Unabhängige Sozialdemokratische Partei Deutschlands).

    Octobre 1917 :

    Révolution en Russie, favorisant l’agitation dans les milieux communistes allemands.

    Janvier 1918 :

    Grève générale des ouvriers allemands

    3 novembre 1918 :

    Début de la « révolution allemande » de 1918-1919 avec les mutineries de Kiel, la formation de conseils de soldats puis de conseils ouvriers.

    9 novembre 1918 :

    Suite à l’abdication de l’empereur GUILLAUME II, la République est proclamée à deux reprises : d’abord par les réformistes du SPD (Philipp SCHEIDEMANN), puis par les révolutionnaires (Karl LIEBKNECHT) qui définissent une « République libre socialiste/République des Conseils ».

    15 novembre 1918 :

    Le chef du patronat allemand, Hugo STINNES, signe un accord de reconnaissance mutuelle avec le président des syndicats allemands, Carl LEGIEN. Ceux-ci acceptent de ne pas soutenir la révolution spartakiste en échange de nombreuses concessions patronales (durée de travail quotidienne maximale de 8 h, liberté dans le travail, systématisation du dialogue social).

    30 décembre 1918 :

    La Ligue spartakiste crée, avec quelques autres groupes moins importants, le Parti communiste d’Allemagne (KPD).

    5-15 janvier 1919 :

    Soulèvement spartakiste à Berlin, durement réprimée par le gouvernement social-démocrate (EBERT) de la jeune République de Weimar. Rosa LUXEMBURG et Karl LIEBKNECHT sont assassinés.

    3 mai 1919 :

    La République communiste des conseils de Bavière, proclamée de manière illicite le 7 avril, est écrasée par le gouvernement central de Berlin.

    5 juillet 1919 :

    Refondation d’une confédération syndicale au congrès de Nuremberg rassemblant 52 organisations regroupant 3 millions d’adhérents : l’Allgemeiner Deutscher Gewerkschaftsbund (ADGB).

    11 août 1919 :

    Promulgation de la Constitution de Weimar consacrant le droit syndical et ouvrant la voie à l’obligation légale des conventions collectives.

    1920 :

    Loi sur les comités d’entreprise et l’assurance-chômage.

    1923 :

    Année noire de l’hyperinflation allemande : le prix au détail passe de l’indice 1 en 1913 à 750 000 000 000 en novembre 1923.

    11 janvier 1923 :

    Début de l’occupation de la Ruhr par les troupes franco-belges pour forcer le gouvernement allemand à honorer les réparations de guerre. Cette opération suscite une vague de résistance passive, en particulier des mouvements de grève soutenus par Berlin jusque septembre.

    Octobre 1929 :

    Krach boursier à New York, plongeant les pays développés dans la « Grande dépression ». En 1932, l’Allemagne compte 6 millions de chômeurs.

    Fin 1929 :

    Fondation de l’Opposition syndicale révolutionnaire (RGO) par le KPD sur ordre de l’URSS. Le syndicat regroupe plus de 200 000 adhérents en 1932.

    30 janvier 1933 :

    Profitant de la division des partis de gauche, incapables de s’entendre, Adolf HITLER accède au pouvoir, nommé chancelier du fait des victoires électorales du parti nazi.

    27-28 février 1933 :

    Incendie du Reichstag, provoqué par les nazis et imputé aux communistes. Il permettra de suspendre les libertés individuelles et de lancer une campagne de répression contre les communistes allemands (le KPD est interdit, Ernst THÄLMANN, son chef, est arrêté).

    22 mars 1933 :

    Ouverture de Dachau, premier camp de concentration allemand situé au sud de Munich. De nombreux opposants politiques y seront détenus.

    7 avril 1933 :

    Les biens du KPD (Parti communiste allemand) sont saisis et ses membres pourchassés.

    1er mai 1933 :

    Dissolution des syndicats. Le lendemain, les locaux du syndicat ADGB sont occupés, ses biens sont saisis et ses dirigeants arrêtés.

    10 mai 1933 :

    Création du Deutsche Arbeitsfront (Front du travail), structure administrative rassemblant travailleurs et employeurs sous l’autorité du Parti nazi.

    22 juin 1933 :

    Opposé à la loi donnant les pleins pouvoirs à HITLER, le SPD est interdit, comme tous les autres partis. Le NSDAP devient officiellement parti unique le 14 juillet.

    27 novembre 1933 :

    Mise en place de « La force par la joie » (Kraft durech Freude), organisation de loisirs intégrée au sein du Deutsche Arbeitsfront.

    30 janvier 1934 :

    Loi sur l’organisation nationale du travail, supprimant les conventions collectives, et les remplaçant par des ordonnances tarifaires.

    19 avril 1945 :

    Refondation du SPD sous l’autorité de Kurt SCHUMACHER, déporté à Dachau.

    11 février 1946 :

    Constitution du Freier Deutscher Gewerkschaftsbund (FDGB) par 15 syndicats en Allemagne sous occupation soviétique.

    22 avril 1946 :

    Création du SED en Allemagne de l’est, par la fusion forcée du SPD et du KPD sous l’égide de Wilhelm PIECK et d’Otto GROTEWOHL.

    23 mai 1949 :

    Fondation de la République fédérale d’Allemagne (RFA) par la fusion des trois zones alliées.

    12 octobre 1949 :

    Les syndicats ouest-allemands, autorisés depuis 1946, fondent une confédération syndicale majoritaire, le DGB (Deutsche Gewerkschaftsbund). Hans BÖCKLER est élu secrétaire général.

    7 octobre 1949 :

    En réponse à la création de la RFA, l’URSS décide de doter sa zone d’occupation en Allemagne de l’Est d’une structure étatique (démocratie populaire). C’est la naissance de la République démocratique allemande (RDA).

    8 février 1950 :

    Fondation du ministère de la Sécurité d’État en RDA, plus connu sous le nom de Stasi.

    1951 :

    Mise en place du premier plan quinquennal en RDA.

    11 octobre 1952 :

    Loi instaurant la cogestion dans les grandes entreprises ouest-allemandes.

    17 juin 1953 :

    Révolte des ouvriers est-allemands, à Berlin-Est et en RDA, contre la mainmise oppressive de l’URSS sur l’État.

    17 août 1956 :

    Interdiction du KPD en RFA, dissout sur ordre du Tribunal constitutionnel fédéral. Une partie de ses dirigeants passe à l’Est. En 1968, un Parti communiste allemand (Deutsche Kommunistische Partei, DKP) sera refondé et, dans le contexte de la détente, autorisé.

    15 novembre 1959 :

    Début du congrès de Bad-Godesberg (RFA) au cours duquel le SPD ratifie un programme par lequel il renonce au marxisme, se rallie formellement à l’économie de marché et accepte ses contraintes.

    13 août 1961 :

    Début de la construction du mur de Berlin pour endiguer l’émigration d’Allemands de l’Est vers la RFA (près de millions de personnes entre 1950 et 1961).

    14 mai 1966 :

    En RFA, le DGB abandonne, comme le SPD, toute référence à la lutte des classes.

    2 avril 1968 :

    Premiers attentats en RFA commis par Andreas BAADER, l’un des fondateurs de la Fraction armée rouge (Rote Armee Fraktion, RAF).

    21 octobre 1969 :

    Willy BRANDT devient le premier chancelier social-démocrate (SPD) de l’après-IIIe Reich en Allemagne de l’ouest.

    1971 :

    Erich HONECKER succède à Walter ULBRICHT à la tête de la RDA.

    16 mai 1974 :

    Helmut SCHMIDT (SPD) succède à Willy BRANDT à la tête de la RFA et tente de préserver les acquis sociaux en dépit du choc pétrolier.

    4 mai 1976 :

    Le gouvernement ouest-allemand adopte la loi sur la cogestion paritaire instaurant la représentation des salariés dans les conseils d’administration.

    9 novembre 1989 :

    Chute du mur de Berlin.

    16 décembre 1989 :

    Le Parti du socialisme démocratique (Partei des Demokratischen Sozialismus ; PDS) prend la suite du SED.

    3 octobre 1990 :

    Réunification allemande.

    27 octobre 1998 :

    Gerhard SCHRÖDER (SPD) devient chancelier dans un contexte économique défavorable (quatre millions de chômeurs en 2002).

    1er janvier 2003 :

    Début de l’instauration des lois Hartz (Agenda 2010) visant à réduire, par des mesures libérales, le chômage et les déficits publics.

    2004 :

    Angela MERKEL (CDU) devient chancelière à la tête d’une coalition CDU-SPD

    22 janvier 2005 :

    Fondation de l’Alternative électorale travail et justice sociale (Wahlalternative Arbeit und soziale Gerechtigkeit, WASG) par des militants sociaux-démocrates et des syndicalistes déçus par les politiques libérales du chancelier Gerhard SCHRÖDER.

    16 juin 2007 :

    Fondation du parti d’extrême-gauche Die Linke, né de la fusion du PDS (successeur du SED est-allemand) et de l’Alternative électorale travail et justice sociale (WASG).

    1er janvier 2015 :

    Mise en place d’un salaire minimum, imposé par les ministres sociaux-démocrates à la chancelière Angela MERKEL, dominant une coalition CDU-SPD.

     

    PERSONNAGES-CLÉ

    August BEBEL (1840-1913)

    Tourneur de formation, August BEBEL se tourne vers le marxisme sous l’influence de l’intellectuel Wilhelm LIEBKNECHT avec lequel il fonde le Parti populaire de Saxe (Sächsische Volkspartei) puis le Parti social-démocrate des travailleurs (SDAP) qui fusionnera, en 1875, avec l’ADAV pour former le SAP (Sozialistische Arbeiterpartei, Parti ouvrier socialiste). Brillant orateur, il subit les effets des lois anti-socialistes de BISMARCK en étant emprisonné à plusieurs reprises comme « agitateur socialiste ». Député du SPD après le départ de BISMARCK, il prend la tête du parti en 1900 et tente d’apaiser la « querelle réformiste ».

    Eduard BERNSTEIN (1850-1932)

    Né dans une famille juive libérale originaire de Pologne, E. BERNSTEIN est employé à la banque Rothschild de 1871 à 1878 et adhère durant ces années au Parti social-démocrate des travailleurs pour lequel il s’investit dans la propagande. Au congrès d’unification de Gotha (1875), il est élu au comité directeur du parti unifié (le futur SPD). Contraint à l’exil par les lois anti-socialistes de BISMARCK, il se réfugie d’abord en Suisse, puis à Londres où il devient le secrétaire de Friedrich ENGELS. Il rédige, avec Karl KAUTSKY, le programme d’Erfurt (1891) et s’éloigne, progressivement, du marxisme orthodoxe. Il expose ainsi ses positions à partir de 1896 dans la revue de KAUTSKY, Die neue Zeit et provoque la « querelle réformiste » (Reformismusstreit). Contrairement à MARX, il considère que l’effondrement du capitalisme n’est pas incontournable et que la société industrielle, si elle se prolétarise, favorise aussi l’émergence d’une classe moyenne. Il ne rejette pas le projet révolutionnaire mais le conçoit comme l’aboutissement de la transformation de la société, non comme un moyen, violent, d’y parvenir. Ses idées réformistes gagnent des soutiens mais ne s’imposeront pas de son vivant. Il se retire de la vie politique en 1928, quatre ans avant sa mort.

    Willy BRANDT (1913-1992)

    Né sous le nom d’Herbert FRAHM dans un milieu modeste, il rejoint dès 1929 la Sozialistische Arbeiterjugend (Jeunesse ouvrière socialiste), une branche du parti socialiste d’Allemagne, le SPD, et adopte, dès février 1933, le pseudonyme de « Willy BRANDT » pour participer aux réunions désormais illégales de son parti. Il s’enfuit ensuite en Scandinavie, obtenant même la nationalité norvégienne. Déchu de sa nationalité allemande sous le régime hitlérien, W. BRANDT recouvre son identité en 1948 et commence une carrière politique à Berlin, au sein du SPD. Il devient alors bourgmestre-gouverneur de Berlin de 1957 à 1966 (accueillant KENNEDY en juin 1963 et son fameux discours « Ich bin ein Berliner »). Devenu président du SPD, il tente de devenir, sans succès, chancelier en 1961 puis en 1965. Nommé ministre des Affaires étrangères au sein du gouvernement de Kurt KIESINGER, il tente une politique d’ouverture à l’est qu’il poursuivra une fois chancelier, en 1969 (Ostpolitik pour laquelle il obtiendra le prix Nobel de la paix en 1971).

    Friedrich ENGELS (1820-1895)

    Fils d’une famille d’industriels allemands ayant fait fortune dans le textile, Friedrich ENGELS suit des études de philosophie à Berlin. En 1842, il s’installe à Manchester (Royaume-Uni) pour travailler dans une société industrielle où son père a des intérêts. C’est là qu’il s’intéresse au sort des ouvriers et bâtit une philosophie matérialiste fondée sur les classes sociales que l’on perçoit dans son ouvrage La situation de la classe laborieuse en Angleterre. Il rencontre Karl MARX en 1844 et les deux hommes collaborent philosophiquement depuis Bruxelles puis fondent le Comité de correspondance communiste dont le but est d’unifier les socialistes des différentes parties de l’Europe. A la demande de la Ligue des communistes à laquelle ils ont adhéré, ENGELS et MARX s’appuient sur les Principes du communisme d’ENGELS pour rendre les principes communistes accessibles à tous au sein d’un Manifeste du Parti communiste, publié anonymement en février 1848. Du fait de leur participation à la révolution de 1848, MARX et ENGELS sont contraints de s’installer à Londres où nombre de militants socialistes (KAUTSKY, BERNSTEIN par exemple) sont accueillis. Après la mort de MARX en 1883, ENGELS rassemble les manuscrits de celui-ci et achève l’œuvre de son ami, Le Capital.

    Erich HONECKER (1912-1994)

    Membre des jeunesses communistes allemandes dès l’adolescence, Erich HONECKER adhère au KPD en 1930 puis fuit à l’accession des nazis au pouvoir avant de revenir en Allemagne pour s’opposer au régime (il est arrêté en 1935 et condamné à dix ans de prison). Il gravit, après la guerre, les échelons au sein du comité central du SED. Il en prend la tête en mai 1971, soutenant une politique économique et sociale forte. Dans le cadre de la crise politique et économique des années 1980, et de la chute du mur de Berlin, le départ de Honecker fut annoncé à toutes les administrations le 18 octobre 1989, officiellement pour raisons de santé. Poursuivi par la justice, il fut libéré en 1993.

    Helmut KOHL (1930-2017)

    Troisième enfant d’une famille catholique et conservatrice, Helmut KOHL est enrôlé dans la Wehrmacht à la fin de la Seconde Guerre mondiale mais ne participe pas aux combats. Il adhère à l’Union chrétienne-démocrate (CDU) en 1946 et poursuit des études en droit, histoire et sciences politiques. Membre du comité directeur de la CDU de Rhénanie-Palatinat, il entame une carrière de manager dans l’industrie à Ludwigshafen, sa ville d’origine (et grand centre chimique d’Allemagne) où il devient un élu local influent. Il devient ministre-président du Land de Rhénanie-Palatinat en 1969 mais se tourne davantage vers la politique nationale dans la deuxième moitié des années 1970. En 1982, une alliance de la CDU avec les libéraux du FDP permet de faire tomber le chancelier Helmut SCHMIDT et installe Helmut KOHL à la tête de l’Allemagne de l’ouest. Sur le plan national, il devient le « chancelier de la réunification ». Sur le plan européen, il dynamise le couple franco-allemand et lance les bases de l’Union européenne et de l’euro. En 1998, après 16 ans à la tête du pays, il est remplacé par Gerhard SCHRÖDER (SPD) et, mis en cause dans les affaire des caisses noires de la CDU, il rencontre des ennuis judiciaires.

    Karl KAUTSKY (1854-1938)

    Karl KAUTSKY est le grand théoricien du socialisme allemand. Né à Prague, il milite d’abord au sein de la social-démocratie autrichienne. Exilé en Suisse, il devient marxiste sous l’influence d’Eduard BERNSTEIN avec lequel il anime la revue Der Sozial-Demokrat (1880-1881). En contact avec MARX et ENGELS, il choisit d’adhérer au SPD et poursuit son œuvre idéologique dans Le Temps nouveau (Die neue Zeit) qui devient très vite la revue théorique du parti. Après un nouvel exil à Londres (1885-1888), KAUTSKY s’oppose finalement à BERNSTEIN au congrès d’Erfurt (1891) même si, plus tard, dans Die soziale Revolution (1902), il montre bien que la démocratie rend la révolution superflue, soutenant un passage graduel au socialisme. Pendant la Première Guerre mondiale, l’attitude attentiste de KAUTSKY a pu être dénoncée, par Rosa LUXEMBURG avec laquelle il fonde pourtant, en 1917, le Parti social-démocrate indépendant (USPD). Devenu sous-secrétaire d’État aux Affaires étrangères sous la République de Weimar, s’employant à lutter contre le bolchevisme (il reproche l’absence de démocratie de la Russie léniniste). Il quitte l’Allemagne en 1924, d’abord pour Vienne, puis Amsterdam à l’arrivée des nazis.

    Oskar LAFONTAINE (né en 1943)

    Diplômé de physique, Oskar LAFONTAINE travaille pour la société de transports publics de Sarrebruck jusque 1974, date à laquelle il devient adjoint au maire de cette ville allemande (il dirigera la ville de 1976 à 1985). Figure de la jeune génération du SPD, il s’oppose à l’OTAN lors de la crise des euromissiles en 1979-1982 (et donc à Helmut SCHMIDT, également membre du SPD), puis s’impose aux régionales de 1985 en Sarre. Favorable à l’introduction de l’écologie dans le programme du parti, dès les années 1980, il se place à la gauche du SPD qui le choisit comme candidat à la chancellerie en 1990. Lors des élections législatives, le SPD enregistre son plus mauvais score depuis 1957 et LAFONTAINE se retire de la politique au niveau fédéral avant de revenir en 1995, choisi comme président fédéral du SPD. Devenu chancelier en 1998, Gerhard SCHRÖDER (SPD) le désigne ministre des Finances mais Oskar LAFONTAINE démissionne moins de six mois après son entrée en fonction, critiquant l’orientation trop libérale du gouvernement. Il choisit alors de bâtir une nouvelle structure politique à gauche, Die Linke (2005), mais se voit contraint, pour raisons médicales, de prendre sa retraite en 2009.

    Ferdinand LASSALLE (1825-1864)

    Issu d’une famille juive, F. LASSALLE se détourne des activités familiales (le commerce de soieries) pour se former à l’université (philosophie et droit). Il participe au « printemps des peuples » en Allemagne (1848-1849) et, exclu de Berlin, commence à rédiger pamphlets et discours pour défendre la classe ouvrière. En 1863, il fonde le premier parti socialiste allemand, l’Union générale des travailleurs allemands (ADAV : Allgemeiner Deutscher Arbeiterverein). Même s’il s’inspire de MARX, il s’en éloigne car il souhaite améliorer les conditions de vie des ouvriers par des réformes législatives, en participant ainsi aux débats parlementaires en Prusse.

    Karl LIEBKNECHT (1871-1919)

    Fils de Wilhelm LIEBKNECHT, il est membre, comme son père, du SPD dont il anime les sections de jeunesse et devient député à partir de 1912. Opposé à la Première Guerre mondiale, il vote contre les crédits de guerre et se positionne ainsi en marge du parti. Au début de l’année 1915, il fonde, avec Rosa LUXEMBURG, le mouvement spartakiste qui donnera naissance, en 1917, au Parti social-démocrate indépendant d’Allemagne (USPD). Son opposition à la guerre l’expose à l’emprisonnement. Libéré par la Révolution allemande de novembre 1918, il proclame la « République socialiste libre d’Allemagne », d’un balcon du château de Berlin. Dans le climat agité d’après-armistice, il participe à la révolution spartakiste, écrasée par la nouvelle République de Weimar. Tout comme Rosa LUXEMBURG, il est arrêté, torturé puis assassiné par des militaires le 15 janvier 1919.

    Wilhelm LIEBKNECHT (1826-1900)

    Cet intellectuel participe aux révoltes de 1848-1849 en Allemagne à cause lesquelles il est condamné à l’exil. Il développe ainsi sa pensée sur la condition ouvrière en Angleterre où il rejoint le Bund der Kommunisten (Ligue des communistes) de MARX et ENGELS. De retour en Allemagne au début des années 1860, il fonde avec August BEBEL le Sächsische Volkspartei (Parti populaire de Saxe), puis le SDAP (Sozialdemokratische Arbeiterpartei, Parti social-démocrate d’Allemagne des travailleurs allemand) en 1869, qui fusionne avec les lassalliens en 1875, puis devient le SPD en 1890.

    Rosa LUXEMBURG (1871-1919)

    Rosa LUXEMBOURG naît en Pologne où, dès la fin du lycée, elle intègre un groupe socialiste clandestin qui soutient le programme de l’organisation révolutionnaire « Prolétariat » et ambitionne de fonder un parti ouvrier. Poursuivant ses études en Suisse (elle construit une thèse sur le développement industriel de la Pologne), elle élargit son réseau militant et, enfin, s’installe à Berlin dans les années 1890. Elle intègre le SPD où elle défend ses convictions, en particulier dans son opposition au réformisme d’Eduard BERNSTEIN (elle réfute les thèses de ce dernier dans un log article, « Réforme sociale ou révolution », publié en septembre 1898). Conquise par la révolution russe de 1905, elle critique LENINE, en particulier l’idée d’une « insurrection armée », considérant que c’est en élevant la conscience des ouvriers et non en les armant que l’on doit préparer une révolte populaire. Figure importante de l’aile gauche de l’Internationale ouvrière, révolutionnaire et partisane de l’internationalisme, elle s’oppose à la Première Guerre mondiale, ce qui lui vaut d’être exclue du SPD. Elle fonde alors avec Karl LIEBKNECHT la Ligue spartakiste, puis le Parti communiste d’Allemagne (KPD). Deux semaines plus tard, elle meurt assassinée le 15 janvier 1919, lors de la répression de la révolte spartakiste.

    Karl MARX (1818-1883)

    Né à Trèves dans une famille d’origine juive convertie au protestantisme, Karl MARX étudie le droit, l’histoire et la philosophie. Il débute en tant que journaliste dans la Gazette rhénane et rencontre Friedrich ENGELS en 1844. Les deux hommes s’installent à Bruxelles puis fondent le Comité de correspondance communiste dont le but est d’unifier les socialistes des différentes parties de l’Europe. A la demande de la Ligue des communistes à laquelle ils ont adhéré, ENGELS et MARX s’appuient sur les Principes du communisme d’ENGELS pour rendre les principes communistes accessibles à tous au sein d’un Manifeste du Parti communiste, publié anonymement en février 1848. Du fait de leur participation à la révolution de 1848, ils sont contraints de s’installer à Londres où MARX mène en parallèle son activité militante (il anime la première Internationale ouvrière) et la rédaction de son œuvre majeure, Le Capital, qu’il laisse inachevée.

    Helmut SCHMIDT (1918-2015)

    Helmut SCHMIDT sert, dans le cadre de son service militaire, au sein de l’armée de l’air du Reich. Il combat durant la Seconde Guerre mondiale sur les fronts est et ouest (il est décoré de la Croix de fer) avant d’être fait prisonnier par les Britanniques en 1945. Après le conflit, il entame des études en économie et science politique et intègre le Parti social-démocrate (SPD) en 1946. Sous l’autorité de Karl SCHILLER, il travaille pour le gouvernement de la ville-Land de Hambourg dont il sera élu député au Bundestag en 1953. Il est choisi par Willy BRANDT (SPD) au ministère fédéral de la Défense (1969-1972) puis de l’Economie et des Finances (1972-1974). Après la démission de BRANDT (mai 1974), il prend sa suite en tant que chancelier, poursuivant une politique d’ouverture sociale et une diplomatie pro-européenne et d’apaisement à l’est (Ostpolitik). Confronté au premier choc pétrolier, il adopte une politique économique plus libérale. Après sa carrière politique, Helmut SCHMIDT travaille comme écrivain et journaliste (chroniques politiques).

    Gerhard SCHRÖDER (né en 1944)

    Gerhard SCHRÖDER débute sa carrière comme vendeur et peintre en bâtiment avant d’accéder, grâce à des cours du soir, au métier d’avocat. Il adhère au Parti social-démocrate (SPD) en 1963 et devient président fédéral des Jeunesses sociales-démocrates (Jusos) dans les années 1970 puis ministre-président du Land de Basse-Saxe. Il est choisi comme candidat à la chancellerie contre Helmut KOHL aux élections législatives fédérales de septembre 1998 que son parti remporte. Il dirige alors le pays à la tête d’une coalition « rouge-verte » (sociaux-démocrates et écologistes) qu’il reconduit après sa victoire aux législatives de 2002. Les réformes de son premier mandat n’ayant pas permis de réduire le chômage et d’assainir les finances, SCHRÖDER met en place l’Agenda 2010, un ensemble de réformes libérales de l’État-providence qui provoque la colère de son électorat et une chute de sa popularité. Battu aux élections anticipées de 2005, il se retire de la vie politique et fournit depuis des prestations de consultant dans le domaine de l’énergie (Gazprom, BP) et des finances (Goldman Sachs, Rothschild).

    Walter ULBRICHT (1893-1973)

    Menuisier de formation, W. ULBRICHT adhère au SPD en 1912 et se rapproche des milieux spartakistes et communistes durant la Première Guerre mondiale. Il intègre le KPD en 1920 ; son ascension au sein du parti est rapide. Après l’arrivée des nazis au pouvoir, il poursuit son activité militante dans la clandestinité puis doit se résoudre à quitter l’Allemagne, se réfugiant en URSS (il travaillera pour Radio Moscou). Dès avril 1945, il retourne en Allemagne pour organiser la reconstruction du KPD : il œuvre à la formation du SED (1946). Après la fondation de la RDA, le 7 octobre 1949, il devient représentant du président au conseil ministériel sous la présidence d’Otto GROTEWOHL. ULBRICHT détient en fait la totalité du pouvoir en RDA : il réprime les manifestations ouvrières de juin 1953 et lance la construction du mur de Berlin.

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  • Le SPD qualifié de traitre par le KPD (1928)

    Le SPD qualifié de traitre par le KPD (1928)

    « Trahis par le SPD, votez KPD ! ». Affiche électorale du KPD, 1928.
    L’opposition des militants du SPD aux spartakistes (1919)

    L’opposition des militants du SPD aux spartakistes (1919)

    Manifestation de militants SPD (favorables aux deux dirigeants du SPD : Friedrich EBERT et Philipp SCHEIDEMANN) à Berlin lors de l’élection pour l’Assemblée constituante, 19 janvier 1919.
    Willy BRANDT au congrès de Bad Godesberg (1959)

    Willy BRANDT au congrès de Bad Godesberg (1959)

    Willy BRANDT (alors maire de Berlin-ouest) côtoie ici Herbet WEHNER, ancien membre du KPD devenu après la guerre le principal dirigeant du SPD (il est vice-président du groupe parlementaire du parti depuis 1958).
    Les élections au Reichstag de 1919 à 1933

    Les élections au Reichstag de 1919 à 1933

    Histoire Tle ES, L, Magnard (dir. Hugo BILLARD), 2012, p. 109.
    La représentation politique au Reichstag (1871-1912)

    La représentation politique au Reichstag (1871-1912)

    Histoire Tle ES, L, Magnard (dir. Hugo BILLARD), 2012, p. 105.
    SCHRÖDER, un espoir pour les syndicats en 2002 ?

    SCHRÖDER, un espoir pour les syndicats en 2002 ?

    « Camarade SCHRÖDER. Du nouveau centre au chancelier des syndicats ». Der Spiegel, 18 novembre 2002.
    Karl LIEBKNECHT, martyr des spartakistes

    Karl LIEBKNECHT, martyr des spartakistes

    « Les vivants au mort. Souvenir du 15 janvier 1919 ». Käthe KOLLWITZ, Gedenkblatt für Karl Liebknecht, sculpture sur bois, 1919, musée Käthe Kollwitz (Berlin).
    L’insurrection spartakiste à Berlin en janvier 1919

    L’insurrection spartakiste à Berlin en janvier 1919

    Barricade spartakiste à Berlin, janvier 1919.
    Le SPD et l’électorat féminin (1919)

    Le SPD et l’électorat féminin (1919)

    « Femmes ! Mêmes droits, mêmes devoirs. Votez social-démocrate ! »
    Affiche du SPD pour les élections législatives de 1932

    Affiche du SPD pour les élections législatives de 1932

    Le parti social-démocrate allemand (SPD) s’oppose ici aux communistes (représentés par Ernst THÄLMANN), aux conservateurs du Zentrum (Franz VON PAPEN) et aux nazis (HITLER).
    Was will Spartakus ?

    Was will Spartakus ?

    Affiche spartakiste émise par le KPD, 1919.
  • Géographie électorale de l’Allemagne (1990-2009)

    Élections au Bundesrat. Histoire Tle ES, L, Magnard (dir. Hugo BILLARD), 2012, p. 118.

    L’Allemagne dans la guerre froide

    Histoire Tle ES, L, Magnard (dir. Hugo BILLARD), 2012, p. 115.

    L’Allemagne à la fin du XIXe siècle

    Histoire Tle ES, L, Magnard (dir. Hugo BILLARD), 2012, p. 105.

  • Goodbye Lenin et l’ostalgie

    Journal télévisé de France 2, 10 septembre 2003.

    L’ex-RDA, dix ans après la réunification

    Journal de France 3, 8 novembre 1999.

    Une famille est-allemande en 1974

    Reportage diffusé le 3 octobre 1974.

    Les jeunes en RDA (1974)

    Reportage publié le 5 octobre 1974.

    Willy BRANDT et la réunification (1989)

    Antenne 2, 13 novembre 1989.

    Les positions de Gerhard SCHRÖDER (interview, 1998)

    Journal télévisé de France 2, 30 septembre 1998.

  • CINEMA

    • Metropolis (1927). Film d’anticipation de Fritz LANG avec Brigitte HELM, Alfred ABEL, Rudolf KLEIN-ROGGE.
      Premier film inscrit au registre Mémoire du Monde de l’UNESCO, Metropolis est un chef d’oeuvre de l’expressionnisme cinématographique aux moyens colossaux pour l’époque (budget équivalent à 30 millions d’euros, 9 mois de tournage, 36 000 figurants). Il relate la révolte, dans une métropole en 2026, d’ouvriers relégués dans les souterrains et assurant de confortables conditions de vie aux nantis vivant dans les jardins suspendus.
    • La tragédie de la mine (1931). Drame de Georg W. PABST avec Alexander GRANACH, Fritz KAMPERS, Ernst BUSCH.
      Inspiré par la catastrophe de Courrières de 1906, le film s’ouvre sur un coup de grisou dans une mine française, proche de la frontière allemande. Suivant une vision internationaliste, il raconte l’aide apportée par les mineurs allemands pour aider les blessés.
    • Ventres glacés (1932). Drame de Slátan DUDOW avec Hertha THIELE, Ernst BUSCH, Martha WOLTER.
      Écrit en partie par Bertold BRECHT, il s’agit de l’un des premiers films ouvertement communiste sorti au temps de la République de Weimar (il fut d’ailleurs ponctuellement censuré). Il montre les difficultés des ouvriers dans un quartier de Berlin et la fondation d’une colonie ouvrière autonome.
    • La Terreur rouge (1942). Film de propagande de Karl RITTER avec Laura SOLARI, Will QUADFLIEG, Marina VON DITMAR.
      Commandé par le régime nazi après la rupture du pacte Molotov-Ribbentrop, le film déprécie sans nuance les communistes, en particulier le GPU (services secrets soviétiques), ici responsable de massacres sur des Allemands de la Baltique.
    • Allemagne, année zéro (1947). Drame de Roberto ROSSELLINI avec Edmund MESCHKE, Ingetraud HINZE, Franz KRÜGER.
      Chef d’œuvre du néoréalisme, le film du célèbre cinéaste italien prend les ruines allemandes pour décor d’une société (symbolisée par un garçon de douze ans) qui a du mal à se reconstruire.
    • Les Quadrilles multicolores (1949). Drame de Kurt MAETZIG avec Camille SPIRA, Kurt LIEBENAU, Brigitte KRAUSE.
      Ce premier film est-allemand sélectionné au Festival de Cannes suit, sur une période longue, la vie d’une orpheline, Guste, confrontée aux difficultés du début du XXe siècle en Allemagne, à la Première Guerre mondiale (elle devient munitionnette), aux luttes syndicales, à la crise des années 1920-1930, au régime nazi et aux bombardements sur Berlin en 1945.
    • Rotation (1949). Drame de Wolfgang STAUDTE avec Paul ESSER, Irene KORB, Karl-Heniz DEICKERT.
      Actif sous le régime nazi (il réalisa le film antisémite Le Juif Süss), Wolfgang STAUDTE demeure en RDA (jusque 1956) et rompt avec son passé après la guerre, critiquant ouvertement la période nazie (dans Les assassins sont parmi nous). Dans Rotation, primé au festival de Locarno, il montre les désillusions d’un mécanicien, adhérant au parti nazi par intérêt puis se rendant finalement compte des bassesses du régime.
    • Ernst Thälmann (1954-1955). Biopic de Kurt MAETZIG avec Günther SIMON, Hans-Peter MINETTO, Erich FRANZ.
      Consacré au principal leader communiste (KPD) de l’entre-deux-guerres, Ernst THÄLMANN (1886-1944), exécuté par les nazis au camp de Buchenwald, l’oeuvre est découpée en deux films (1. « Sohn seiner Klasse » ; 2. « Führer seiner Klasse ») et constitue un réel exercice de propagande (le SED interviendra plusieurs fois dans la préparation et la production du film), couronné par le Prix national de la République démocratique allemande.
    • Berlin – Carrefour Schönhauser (1957). Drame de Gerhard KLEIN avec Ekkehard SCHALL, Ilse PAGE, Ernst-Georg SCHWILL.
      Produit durant la phase de « dégel » après la mort de STALINE, ce film est-allemand montre les rassemblement quotidiens d’une bande de jeunes desoeuvrés contredisant les autorités et dansant sur de la musique américaine, dans le Berlin-Est des années 1950.
    • C’est moi le lapin (1965). Drame de Kurt MAETZIG avec Angelika WALLER, Alfred MÜLLER, Ilse VOIGT.
      Le film suit une jeune berlinoise qui cherche à faire de grandes études mais dont l’inscription à l’université semble compromise par l’emprisonnement politique de son frère. Réalisé par le cinéaste Kurt MAETZIG, ouvertement communiste, le film fut pourtant interdit avant sa sortie pour la critique de la justice arbitraire qu’il diffusait.
    • Tous les autres s’appellent Ali (1973). Drame de Rainer Werner FASSBINDER avec El-Hedi BEN SALEM, Brigitte MIRA, Barbara VALENTIN.
      Représentant fameux du « nouveau cinéma allemand » des années 1960-1970, FASSINDER aborde la délicate question de l’immigration en Allemagne de l’ouest à travers l’histoire d’amour complexe entre un immigré marocain et une veuve allemande.
    • La Légende de Paul et Paula (1973). Comédie dramatique d’Heiner CAROW avec Angelica DOMRÖSE, Winfried GLATZEDER, Heidemarie WENZEL.
      Le film d’une génération en RDA (3 millions de spectateurs) qui témoigne des mutations de la société est-allemande (Paula est une femme indépendante, mère de deux enfants ; sa rencontre avec Paul prend l’aspect du coup de foudre ; le film traite de l’adultère dans le couple).
    • Emden geht nach USA (1976). Documentaire de Klaus WILDENHAHN.
      Le documentariste suit les ouvriers d’une usine Volkswagen d’Emden (nord-ouest de la RFA), en passe de délocaliser aux Etats-Unis durant la crise économique des années 1970.
    • Rosa Luxemburg (1986). Biopic de Margarethe VON TROTTA avec Barabara SUKOWA, Daniel OLBRYCHSKI, Otto SANDER.
      Envisagé par Rainer W. FASSBINDER, cette biographie ouest-allemande sur l’engagement de Rosa LUXEMBURG (1871-1919) a été récompensée par un prix d’interprétation au Festival de Cannes en 1986.
    • Good Bye Lenin ! (2003). Comédie dramatique de Wolfgang BECKER avec Daniel BRÜHL, Katrin SASS, Chulpan KHAMATOVA.
      A l’heure de la réunification, un jeune berlinois de l’Est tente de faire vivre la RDA dans l’appartement familial pour éviter tout choc cardiaque à sa mère, fervente communiste, dans le coma au moment de la chute du mur.
    • La vie des autres (2006). Drame de Florian HENCKEL VON DONNERSMARCK avec Ulrich MÜHE, Sebastian KOCH, Martina GEDECK.
      Plongée au coeur de la Stasi dans les années 1980 à travers un agent, chargé d’écouter et d’observer un fascinant couple d’intellectuels berlinois.
    • La Bande à Baader (2008). Drame d’Uli EDEL avec Martina GEDECK, Alexandra Maria LARA, Bruno GANZ.
      Le film tente de reconstituer, de façon parfois maladroite, le climat des années 1970 en Allemagne de l’ouest (les « années de plomb ») au cours desquelles une génération d’extrême-gauche menaçait violemment l’équilibre du pays.

    TÉLÉVISION

    • Heimat (1984-1992-2004). Mini-série (ARD) créée par Edgar REITZ et Peter STEINBACH.
      Une ambition cinématographique et télévisuelle sans précédent. La série tente, en près de 50 heures, de raconter l’histoire de l’Allemagne depuis 1919 à travers le cas d’un village.
    • Deutschland 83 (2015-). Série (RTL) créée par Anna et Joerg WINGER.
      Dans le contexte de la crise des euromissiles, un jeune officier est-allemand est chargé d’infiltrer une base militaire en RFA : il découvre alors le système et la vie à l’ouest.

    MUSIQUE

    • Die Partei hat immer recht (1950) de Louis FÜRNBERG.
      Ecrite et composée dans les premières années de la RDA, cette chanson, au titre évocateur, est devenue l’hymne du SED, parti unique de l’Allemagne de l’Est.
    • Die Stasi Ballade (19741) de Wolf BIERMANN.
      Une autre chanson de propagande interprétée par André DASSARY, vantant la reconstruction de la France sous l’égide de la « Révolution nationale » (Travail-Famille-Patrie) lancée par Vichy.
    • Lady Marlene (1977) de Daniel BALAVOINE.
      Extraite d’un album-concept (Les aventures de Simon et Gunther…), la chanson raconte la séparation de deux frères après la construction du mur de Berlin.
    • Heroes (1977) de David BOWIE.
      BOWIE s’installe à Berlin-ouest dans les années 1970 où il enregistre trois albums entre 1977 et 1979. Dans cette chanson, il raconte une histoire d’amour entre deux Berlinois qui se retrouvent en secret, malgré les risques, au pied du mur contruit en 1961.
    • 99 Luftballons (1986) de NENA.
      Un succès européen des années 1980 dans lequel les auteurs – un groupe de pop ouest-allemand – tentent de démontrer l’absurdité de la course aux armements qui s’intensifie et menace l’Europe dans la dernière décennie de la guerre froide (euromissiles).
    • Tout ira mieux (1989) de SILLY.
      Fondé en 1978, ce groupe est-allemand, représentant éminent de l’Ostrock, sort en 1989 un album témoignant des désillusions des Allemands de l’Est. Cette chanson – en allemand, Alles wird besser – retranscrit tout de même l’espoir du changement.
    • A l’est de Berlin (1990) de BANLIEUE ROUGE.
      Sortie un an après la chute du mur, un pamphlet contre les totalitarismes et les vieux dirigeants, sur fond de guitares nerveuses.
    • Rosa la Rouge (2010) de Claire DITERZI.
      La chanteuse Claire DITERZI réalise un album concept consacré à Rosa LUXEMBURG (on trouve des chansons consacrées à sa vie en prison par exemple).

    LITTÉRATURE

    • Günter GRASS, L’appel du crapaud (1992). Une fable dans laquelle on retrouve les grands thèmes de G. GRASS : la chute du communisme, les affres de la réunification allemande et les dangers de l’impérialisme économique du nouvel état unifié. Au centre du roman, un couple germano-polonais soucieux de favoriser la réconciliation des deux nations, par le biais d’une société des cimetières, créée en 1989.
    • Günter GRASS, Mon siècle (1999). Le XXe siècle raconté sous la forme d’une centaine de récits adoptant le point de vue de différents personnages de la société.
    • Uwe TELLKAMP, La Tour (2002). Un pavé (le livre fait mille pages) sur les déboires d’une famille d’intellectuels de Dresde (Allemagne de l’Est), de la mort de Brejnev à la chute du mur de Berlin. Les descriptions sur la société est-allemande sont exceptionnelles, touchant même le sensoriel.
    • Anne FUNDER, Stasiland (2002). Un roman composé de plusieurs témoignages représentatifs permettant à l’auteure, australienne, de décrire l’absurdité d’un Etat paranoïaque – la RDA – et les souvenirs qu’il a laissés dans la mémoires des Allemands de l’Est (les Ossis).
    • Maxim LEO, Histoire d’un Allemand de l’Est (2010). Dans un style sobre, ce journaliste allemand fait le récit captivant, d’abord de sa famille dans l’entre-deux-guerres, puis des souvenirs des vingt premières années de sa vie en RDA.
    • Eugen RUGE, Quand la lumière décline (2012). Le roman d’une famille, initialement communiste, de son ascension à sa chute sur trois générations en Allemagne de l’Est.

    BD

    • Nadia BUDDE, Choisis quelque chose mais dépêche-toi, L’agrume, 2012.
      Plusieurs fois récompensé, salué par la critique, un ouvrage au dessin parfois minimaliste qui évoque les souvenirs et les questionnements de l’auteure dans l’Allemagne de l’Est des années 1980.
    • Susanne BUDDENBERG, Thomas HENSELER, Berlin, la ville divisée, Des ronds dans l’O, 2014.
      Cinq témoignages de Berlinois face à la division de leur ville de 1961 à 1989.

  • A venir…


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