Les Républicains rejettent le traité de Versailles (1919)

Les Républicains ont obtenu la majorité au Congrès en novembre 1918. Leur leader au Sénat, Henry CABOT LODGE, propose de n’accepter le traité de Versailles qu’avec un certain nombre de réserves.

« Les États-Unis se réservent exclusivement le droit de décider ce qui rentre dans le cadre de leur législation intérieure et déclarent que toutes les questions de politique intérieure, qui relèvent en partie ou en totalité de leurs affaires internes, y compris l’immigration, le travail […], les droits de douane, le commerce […], sont uniquement du ressort de la législation des États-Unis et n’ont pas, en vertu de ce traité, à être soumises en aucune manière à l’arbitrage ou à l’examen du Conseil ou de l’Assemblée de la SDN […].

Les États-Unis ne soumettront à un arbitrage ou une enquête de l’Assemblée ou du Conseil de la SDN, en vertu dudit traité, aucune question dans laquelle la décision des États-Unis dépend de cette politique établie depuis longtemps que l’on appelle communément la doctrine Monroe. […]

Les États-Unis ne seront pas obligés de contribuer aux dépenses de la SDN ou de son Secrétariat ou de quelque commission, comité, conférence ou autre agence […] sans qu’au préalable le Congrès des États-Unis n’ait affecté des fonds à ces dépenses. […]

Si les États-Unis adoptaient un quelconque plan de limitation des armements proposé par le Conseil de la SDN […], ils se réservent le droit d’augmenter ces armements sans l’accord du Conseil, au cas où les États-Unis seraient menacés d’invasion ou engagés dans une guerre. »

Henry CABOT LODGE, discours du 19 novembre 1919.

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